En quoi consiste le Meilleur Développeur de France ?

C’est un anniversaire en grande pompe pour le concours du Meilleur Développeur de France (MDF) qui fête ses 5 ans au coeur de Station F, ce mardi 19 septembre, un bâtiment symbole de l’effervescence du monde des start-up voulu par Xavier Niel. A l’origine de cet événement, la société Ametix, spécialisée dans le recrutement de talents digitaux. Stéphane Boukris, son cofondateur, revient sur la genèse du MDF et sur la spécificité de l’édition 2017.

En quoi consiste votre concours du Meilleur Développeur de France ?
Nous fêtons cette année les 5 ans du concours du meilleur développeur de France que nous avons pensé comme un enjeu de communication pour Ametix, notre société spécialisée dans l’expertise numérique. Le MDF repose sur un triptyque. C’est tout d’abord un concours de développeurs, la profession la plus recherchée en France. C’est ensuite un espace conférences non-stop avec des chefs d’entreprise, des économistes des start-uppeurs. C’est enfin une démo-zone où nous présentons ce que la France a de mieux à offrir dans le numérique en matière de projets innovants. Tout le monde a besoin de développeurs. C’est pourquoi nous avons eu l’idée de créer ce concours qui consiste à résoudre le plus d’algorithmes en un temps limité. Le gagnant repart avec 10.000 euros. Et cette année, la marraine est Nathalie Collin, la directrice numérique du groupe La Poste .

Qui sont les participants ?
Le MDF est de plus en plus un concours d’entreprises. Il y a 700 participants au total. Ce sont en partie des développeurs d’entreprises comme Criteo, Orange , Société générale , Crédit agricole… Elles présentent des délégations de leurs meilleurs éléments. Société Générale qui jusque-là avait pour habitude d’envoyer 70 à 80 personnes a décidé d’organiser une présélection en interne pour présenter la crème de la crème. Criteo envoie de son côté une dizaine de développeurs avec l’idée de scorer. Il y a également des étudiants qui participent au concours.

Comment vous rémunérez-vous ?
Le MDF représente 1% du chiffre d’affaires d’Ametix. L’accès à l’événement est gratuit, uniquement sur inscription. Nous attendons cette année près de 10.000 visiteurs. C’est énorme. Nous nous rémunérons grâce aux packages payés par les entreprises participantes qui comprend le concours, le stand et la communication. Le ticket d’entrée est de l’ordre de 10.000 euros pour un package. Mais finalement, ce n’est pas cher payé pour des entreprises qui voient ici un bon moyen de communiquer et de recruter les meilleurs talents. Cela permet aussi de valoriser leurs développeurs. Quand on est l’entreprise gagnante… C’est effectivement génial en matière de communication pour l’entreprise qui gagne. En revanche, nous ne communiquons pas sur le classement du concours. Nous avons beaucoup de directeurs techniques qui y participent… Seuls les premiers qui ont droit à un prix sontcités.

Vous annoncez la présence de politiques… Que viennent-ils chercher au MDF ?
Nous avons invité les 577 députés. Certains ont répondu présent. D’autre ont décliné. Il y aura une centaine de personnalités politiques de tous bords qui viennent côtoyer des ingénieurs. Un ancien Premier ministre m’a confié que le MDF était un peu comme le salon de l’agriculture mais pour les développeurs. C’est une profession clé dans l’innovation. Et nous organisons un événement le plus œcuménique possible, au coeur du numérique français.

Challenges – Le 19/09/17
https://www.challenges.fr/high-tech/comment-le-concours-du-meilleur-developpeur-de-franc e-se-voit-en-vitrine-du-numerique-francais_500381